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Balade sur la Corniche d'Or

RAPPORT SORTIE N° 9 du 20 février 2011

« BALADE SUR LA CORNICHE D’OR » de Liliane et Daniel AIME

 

Ma Fille...

Ah si vous aviez su le bonheur que nous réservait cette journée, vous auriez quitté séance tenante votre manoir, pour vous joindre aux beaux carrosses de ces Gentes Dames et Gentilshommes qui s'étaient donné rendez vous ce dimanche 20 février à la Napoule. A nonante précise, tout ce beau monde était déjà réuni. Les cochers étaient muets (ce qui est rare) d'admiration devant la beauté des attelages. Voici le Baron Aimé de Peyregoue, accompagné de sa Dame Liliane, qui officient et préparent le départ d'un cortège que notre bon Roi Louis, n'aurait pas désavoué. Je n'ai pas noté toutes les personnalités présentes, mais Versailles, Le Trianon, le Louvre, les chancelleries étrangères et le Grand Turc nous faisaient l'honneur de leur présence. Ah ma fille, que n'êtes vous pas venue!.. Notre Chère Eminence, Lulu,  prend la tête du cortège. Il s'agit de guider le Baron Aimé de Peyregoue à quitter La Napoule envahie d'une cohorte de manants qui s'en va fêter on ne sait quel évènement populaire, ce dont il s'acquitte avec grand bonheur. Un de nos braves Mousquetaires, un dénommé ROGER'S, au péril de sa vie,  apporte à son Eminence son art d'arrêter le charroi. Et chacun d'attaquer la terrible et redoutable côte du Tanneron où tant et tant se sont fait tanner le baluchon. Les ravins vertigineux défilent, mais nos sens défaillent sous le parfum de ces acacias que l'on appelle à présent Mimosas... Ah ma fille, les mots me manquent pour vous dire le bonheur de caracoler sous ces frondaisons dorées. Nous voici à présent au Bagne de ces ramages: Une Forcerie! Ici on nous apprend comment tromper la nature et comment d'un pauvre rameau on fait cet or en branche...Un vrai miracle! Mais voilà que l'heure tourne. Les Carrosses reprennent la route. Notre Baron, qui sonde si bien les sentiments, s'arrête au bord d'un lac, dit de Saint Cassien et sous son auguste protection, déploie de fins goûters et boissons, qui font le bonheur de toutes et de tous. J'entends quelqu'un parler de "La Péro", mais j'avoue ne pas avoir vue cette courtisane  qui nous aurait été emmenée par notre Baron. Un peu étourdie par un breuvage de couleur laiteuse, je me laisse porter jusqu' à l'auberge où nous devons dîner. Il s'agit d'un ancien moulin à huile, ravissant où l'on nous accueille avec beaucoup d'égards et de gentillesses. Je ne vous conterai pas, ma fille, la liste des plats, des vins et autres mignardises, mais sachez que dès demain, je vais envoyer notre bon cuisinier Prosper y perfectionner ses talents de rôtisseur. Le repas se termine dans la bonne humeur générale. Le Chanoine Daniel monte en chaire et nous exhorte à nous rendre au Sanctuaire voisin. Unis par son Verbe, nous nous exécutons. Les plus courageux affrontent le chemin des bois et les autres, dont je fus,  nous en allèrent portés par nos équipages. Les plus dévots furent bénis et les autres aussi par une fine pluie qui n'arriva pas à ternir la joie d'avoir vécu pareille journée. Ma fille, je vous abandonne à présent que mon récit est terminé. Sachez que ce fut une belle et douce  journée, où il ne manquait que votre chère présence.

J'ai une pensée reconnaissante envers les Baron et Baronne AIME de PEYREGOUE qui nous ont offert tous ces plaisirs exquis.

 

Madame votre Mère, la Marquise de S... 

 

Ma Fille,

T'as eu tort de pas venir. Comme d'hab, on a eu de super belles bagnoles aujourd'hui et une balade au poil (de mimosa…). On s'est bien marré et on a bien mangé! Ah ces jeunes! Vive PACCA!

 

Ton Père, Marquis de S..., ("JJ" pour les amis)